Le projet Xtos
Interview avec Ulrich Gössel

Texte original en allemand par Benjamin Kirchheim
Disponible en VO sur le site de Atos
http://www.atos-magazin.de/news20010505-02.html

Traduction en français par Jean-Marc Stocklausen
Notes personnelles [NDT]

Correctifs de Pascal Barlier
Notes personnelles [NDC]

NDT:
Voilà, ce qui suit n'est pas une "véritable" traduction. J'ai utilisé le traducteur online de voilà et j'ai reformulé le résultat de la traduction pour être lisible. Certains passages sont tel quel, d'autres reformulés et quelques uns extrapolés (même traduit c'est incompréhensible) Attention, j'ai peut-être involontairement changé le sens de certaines phrases voir plus. Alors mefiance...

NDC:
Si vous pouvez améliorer cette traduction, veuillez envoyer vos corrections à:
coldfire@online.fr

15 mai 2001 (corrigé le 18 mai 2001)

À l'automne 2000, Milan computer annonçait l'abandon du Milan II, ce qui provoqua une terrible déception dans toute la communauté ATARI. Le dernier espoir de voir naître un nouveau clône Atari surpuissant se volatilisait à tout jamais...

Mais plus tard, des rumeurs circulaient autour d'un nouveau clône dans la communauté Atari, mais qui ne serait pas construit pas Milan Computeur. Certains murmuraient le nom de Medusa Computer (Suisse).

Fin de l'année 2000, la rumeur est confirmée. Medusa computer system annonce qu'il travaille sur un projet de nouveau clône qui doit être équipé de toutes les spécifications des machines actuelles. Le CPU choisi est le COLDFIRE de Motorola. L'annonce du projet a été faite dans ST Computer et sur le site http://www.xtos.de/ Aucune information concrète n'a été divulguée, seul un sondage était proposé pour connaitre l'attente des utilisateurs. Seules certitudes, le processeur (Coldfire) et Pegasus, le nom du projet, toutes les autres spécifications étant à l'étude suite au sondage diffusé dans plusieurs langues.

De chaudes discussions furent lancées sur les divers forums Atari concernant le choix du processeur central, (également à propos du sondage et des relations avec Milan Computer). Entre temps, le sondage arriva à terme et fut analysé. (Par anticipation, la construction du prototype avait commencé). Pour toutes ces raisons voici une interview avec le responsable des relations publiques du projet xTOS, Ulrich Gössel.

ATOS: Qui se trouve derrière xTOS ?

Ulrich Gössel: Le site d'accueil du xTOS a été réalisé par moi dès que la construction de l'ordinateur ColdFire a été décidée par Medusa Computer System et moi. Le nom de xTOS regroupe le projet d'ordinateur et le site web dédié, mais pas une société. Il a été choisi car il est facile à retenir, court et très significatif . Heureusement, la page d'accueil est encore soutenue par des bénévoles externes provenant de toute l'Europe qui participent au design ou aux traductions. Ici, je voudrais mentionner en particulier Norman Feske qui a créé le nouveau logo xTOS, qui ornera bientôt la page web. D'ailleurs, 'x' signifie extended, et vise la survie du système TOS pour le nouveau millénaire. Naturellement, la notion se prêterait aussi parfaitement pour un système d'exploitation complètement rénové et expliquerait un nouveau départ.

ATOS: Quels seront les équipements du xTOS ?

UG: Le coeur de l'ordinateur sera le ColdFire 4e qui peut fonctionner jusqu'à une fréquence de 300MHz (voire plus). A côté, une Flash-ROM qui accueillera le système d'exploitation, la machine disposera des interfaces EIDE, AGP, PCI et USB. Il y aura également une carte MIDI et une interface Ethernet fonctionnant en 10 et 100 Mbit.

ATOS: Quand la décision a été prise de construire le nouvel ordinateur ?

UG: Maintenant, la décision définitive dépendait en tout cas de l'intérêt des utilisateurs potentiels. Quand nous annoncions alors la possibilité de faire un nouveau ordinateur TOS, les réactions générales étaient vraiment positives et très encourageantes. Puisque l'intérêt des fans était conforté de plus par une participation active au sondage, nous pouvions partir sur notre objectif de production qui était d'au moins 500 machines et confirmer la construction du xTOS.

ATOS: Le projet xTOS a-til un rapport avec le Milan II ou bien devait-il être construit même si le Milan II avait été distribué ?

UG: Au fond, le projet se base sur l'abandon du Milan II. Si celui-ci était apparu, tout le marché Atari aurait été stabilisé à temps ce qui aurait apporté une poussée dans le développement de matériel et logiciel pour ce dernier. [NDT: cut (???)] . Notre annonce était la dernière possibilité de sauver encore le bateau coulant. Si le Milan II avait été construit avec toutes les spécifications annoncées, le marché aurait été saturé ce qui aurait épargné la construction d'un deuxième ordinateur.

ATOS: Y a t-il un échange d'information avec Milan ?

UG: Non, de plus, il n'est pas encore venu jusqu'ici. Certes, Ali Goukassian nous a contacté (?) et nous a aimablement promis son soutien. Mais sur notre intérêt manifesté après cela, nous n'avons malheureusement jamais reçu de réponse.

ATOS: Y aura t-il éventuellement une coopération avec Milan Computer et AXRO ?

UG: Nous n'avons aucun contact avec AXRO. Je ne suis pas non plus sûr que cette société ait toujours de l'intérêt pour le marché Atari, et le doute grandit, si une collaboration pouvait apporter le succès auquel aspirait le Milan II. Les buts relatifs étaient peut-être placés trop haut, c'est pourquoi nous nous adressons avant tout à la communauté restante des fans Atari. En ce qui concerne Milan, une collaboration serait certainement utile et simplifierait beaucoup de choses des deux côtés, mais une telle décision nécessite naturellement deux parties. En tout cas, rien n'en a encore résulté et l'ordinateur ColdFire sortira d'une façon ou d'une autre.

ATOS: Comment le contact s'est produit entre vous (Ulrich et MCS) ?

UG: Quand la fin du Milan II a été annoncée, j'étais prêt à changer définitivement de plateforme. Cependant, je suis un vieux fan du TOS et je ne voulais pas investir et soutenir bill gates, je pensais plutôt à l'acquisition d'un Hadès. Actuellement, avec celui-ci, j'aurais pu continuer à travailler, tout au moins dans une certaine mesure. Donc, je me suis renseigné auprès de Fredi Aschwanden sur le statut actuel de l'Hadès. Il en résultat alors une discussion vive et ma proposition de construire un nouvel ordinateur en raison de l'abandon du Milan II. Puisque Fredi avait déjà également songé à de telles possibilités, nous nous sommes unis sur une collaboration. Le projet xTOS naquit ainsi, un sondage fut réalisé et la page web créée.

ATOS: Qui travaille sur le projet et comment sont réparties les taches ?

UG: Pendant que je me soucie des relations publiques et des questions d'organisation, Medusa s'occupe, en collaboration avec les développeurs [NDT: ?], principalement du développement du design hardware.

ATOS: Quel a été la participation au sondage ?

UG: Plus de 500 personnes, de différents pays, ont répondu aux questions. Nous aurions pu recevoir encore une plus grande participation au sondage, comme cela s'est avéré plus tard. Manifestement, la période de tout juste 4 semaines était trop courte, car beaucoup d'utilisateurs intéressés apprenaient seulement plus tard l'existance de l'enquête du projet xTOS.

ATOS: Que donne le résultat de l'enquête ?

UG: En général, le résultat est celui que nous attendions. En ce qui concerne le matériel, la majorité des utilisateurs souhaite un équipement actuel et les interfaces les plus universelles et modernes possibles. Naturellement, il y a eu des desirs exotiques, comme par exemple l'équipement de l'ordinateur avec toutes les vieilles interfaces du ST, mais les bus AGP, PCI et USB arrivaient presque toujours en tête de la liste. En ce qui concerne le système d'exploitation, MagiC est assez loin devant, suivi de TOS et MiNT. Ce n'est pas une surprise. Reste encore les nombreuses réponses des programmeurs qui nout ont fait vraiment beaucoup de bien et envers lesquels nous sommes très reconnaissants. Encore maintenant, de nombreux développeurs manifestent leur grand intérêt pour le projet.

ATOS: Comment se présente maintenant, d'après le sondage, votre nouvelle planification (temporairement dans le domaine du matériel et logiciel et avant tout financièrement) ?

UG: Sous peu, des rencontres de développeurs internes auront lieu à partir lesquelles tous les autres rendez-vous seront fixés [NDT: ???]. Ensuite nous en saurons plus.

ATOS: Quels arguments sont en faveur du ColdFire ?

UG: D'une part, la proximité et/ou la compatibilité directe avec la famille 68K qui facilite clairement l'adaptation des logiciels existants. D'autre part, son très faible prix, qui se place loin au-dessous des autres CPU.

ATOS: Quand est donc livrable le nouveau ColdFire ?

UG: Nous espérons qu'il ne se fera pas trop attendre. Naturellement, nous serions heureux de disposer déjà du CPU, mais nous ne pouvons pas influencer la politique de distribution de Motorola.

ATOS: Pourquoi MCS ne place-t-il pas dès le début du Hard actuel (PPC)?

UG: Le ColdFire est un processeur d'actualité. Les versions précédentes étaient déjà et font toujours l'objet de nombreux développements. Ainsi, par exemple, Linux pour le ColdFire est un des projets dont quelques développeurs s'occupent dans le monde entier. Et en raison des possibilités considérablement élargies que le ColdFire v4e aura, l'adaptation de systèmes d'exploitations augmentera sa valeur, puisqu'ainsi il laisse tout simplement le secteur de l'embarqué à part. L'utilisation d'un PPC aurait signifié d'une part un surcroît de dépense énorme en ce qui concerne l'adaptation du système d'exploitation. L'avantage par rapport à un Mac + MagicMac n'aurait pas justifié une telle dépense. D'autre part le ColdFire offre un avantage de prix considérable en comparaison du PPC. On ne pourrait proposer un ordinateur équipé avec PPC à moins de 13000FR (3500DM)

ATOS: Pourquoi le ColdFire est-il encore attendu ?

UG: Le nouveau ColdFire v4e a plusieurs unités intégrées qui sont très importantes pour la réalisation de la nouvelle carte-mère. Donc la réalisation de la carte-mère ne peut se réaliser sans le v4e ou tant que des spécifications définitives ne sont disponibles. Comme nous l'avons déjà annoncé, un ordinateur se basant sur le CPU actuel exigerait plus de travail d'adaptation et apporterait clairement moins de performance. En outre, nous voulons 'exaucer' les desirs des utilisateurs et ceci nécessite du temps également.

ATOS: Contrairement à ce qui est dit sur http://www.xtos.de le ColdFire n'est pas 100% compatible avec le 68060, comme il est écrit sur http://www.czuba-tech.com/CT60/english/v4e_eng.htm. Les instructions manquantes seront-elles simplement émulées ? Ou bien tous les programmes seront-ils patchés ?

UG: Je ne voudrais pas ici, accepter un prétendu e-mail que Rodolphe Czuba utilise pour embrouiller les utilisateurs. Manifestement, il a du temps à perdre ou craint une concurrence, sinon il ne se ferait pas tant de souci au sujet du projet xTOS. Puisqu'il n'appartient pas à notre équipe et ne connaît pas tous les détails internes, il devrait se retenir d'émettre des jugements précipités. Avant de s'inquiéter, on devrait considérer que le 68060 n'est pas compatible avec le 68040, le 68040 avec le 68030, le 68030 avec le 68020, etc... Le TOS fonctionne malgré tout, et c'est le plus important. En outre, le nouveau ColdFire devient officielement le successeur des 68K et a été conçu en conséquence par Motorola.

ATOS: Qui écrira l'émulateur ou le programme de patch ?

UG: Un émulateur n'est pas nécessaire. L'adressage des nouvelles adresses hard est intégré dans le système d'exploitation et l'accès aux vieilles adresses est détourné autant que possible dans le FPGA. Le reste est traité directement par l'interface débogueur du processeur. La remarque: Qu'est-ce qu'un FPGA ? Un Field Programmable Gate Array (FPGA) est un composant relativement nouveau qui permet à la création de circuits logiques. Il se compose essentiellement de blocs fonctionnels indépendants, au sein d'une structure disposée régulièrement, et d'un réseau de liaisons entre chaque bloc. Les fonctions spécifiques de chaque bloc et le cablage des liaisons interbloc sont programmables. La programmation du FPGA se fait électriquement [NDC: sans matériel coûteux]. Cela permet à tout le monde de créer un circuit logique pour l'implémenter dans un FPGA. On dit également ... [NDT: ???]

ATOS: Comment seront les performances du ColdFire, si l'émulation est utilisée ? La vitesse par rapport à l'Hadès, comme dans l'interview de ST computer, qui affirme que la vitesse atteindra à peine le niveau d'un 060, comme d'autre l'affirment également ?

UG: Nous annoncerons les performances exactes dès les premiers tests effectués. La vitesse d'execution [NDC: en émulation] sera toutefois le double d'un 060. Les déclarations contraires sont dues à des personnes qui méconnaissent les innovations considérables et l'augmentation de puissance du ColdFire 4e. Avec les 300 MHz du ColdFire, nous attendons en conséquence environ de 4 à 6 fois la vitesse d'un Hadès 060 [NDC: en code natif ColdFire], puis plus tard des versions 500 MHz apparaîtront.

ATOS: Comment vous protégez-vous d'éventuels futurs abandons de composants ?

UG: Le nouvel ordinateur est construit essentiellement au moyen de composants standard PC actuels, car une grande disponibilité est priviligiée en premier lieu. De plus, une grande partie de la carte mère est flexible, les composants standards qui disparaissent peuvent être remplacés au besoin par de nouvelles versions. Ainsi par exemple, les bancs de RAM seront munis, de commutateurs DIP qui permettront des possibilités de configuration diverses pour être prêts à recevoir de futurs modèles de RAM.

ATOS: Jusqu'à quel point les périphériques modernes seront soutenus (imprimante, scanner, etc...) ?

UG: Par l'intermédiare du bus USB, on pourra en principe utiliser tous les périphériques PC, si un pilote est disponible ou est développé. En principe il n'y a pas de restriction, peu importe si cela concerne un scanner ou une carte audio. L'interface Ethernet est également adaptée aux réseaux actuels [NDC: en terme de vitesse de transmission].

ATOS: Quelles interfaces équiperont l'ordinateur (interne, externe) ?

UG: Il sera équipé en interne des bus EIDE, AGP et PCI, en externe il y aura l'USB, Ethernet, MIDI et des ports série rapides. L'utilisation des périphériques SCSI sera possible via une carte SCSI sur le bus PCI, cela permettra l'utilisation sans problème des anciens périphériques SCSI. La gestion des imprimantes les plus modernes, claviers et souris est possible en USB. L'ordinateur ne sera pas limité dans ses possibilités de raccordement. Cependant, je voudrais attirer l'attention sur le fait que l'on ne doit pas considérer l'équipement actuel comme définitif. Les extensions peuvent encore changer d'ici peu selon différents facteurs.

ATOS: Offrira-t-il l'USB 2.0 (il serait l'un des premiers à l'offrir) ?

UG: C'était d'abord un désir de notre part. Nous ne pouvons sortir toutefois que l'USB 1.1, puisque nous devons nous baser à ce sujet sur la spécification du ColdFire 3e qui ne prévoit aucun USB 2.0 dans l'état actuel des choses.

ATOS: Quel système d'exploitation est envisagé ?

UG: D'abord il sera équipé du TOS 3.06 adapté au matériel comme base de départ. Cela permettra l'installation de MagiC ou de MiNT sans problème. Nous n'excluons cependant pas des mises à jour dans l'avenir. La situation actuelle est assez difficile, d'autant plus que MagiC Atari n'est manifestement plus mis à jour [NDT: ?]. L'état du TOS Milan comme celui de NAES [NDT: ???]. Seul FreeMint peut se glorifier d'innovations régulières. Je suis personnellement favorable, au fait que tous les développeurs encore existants s'unissent dans un développement officiel et ultra-moderne du (x)TOS. Si ainsi, tous les avantages des Mint, MagiC et TOS se retrouveraient dans un nouveau (x)TOS, optimisé encore par une mise à jour[NDT: ?]. [NDC: Toute la fin de ce paragraphe semble incompréhensible, si quelqu'un connait la bonne traduction: coldfire@online.fr] Nous avons une situation complètement 'anachronique' [NDT: ?] [NDC: absurde?]: l'un des plus petit [anwenderschaften] aux simultanèment plus grand systèmes d'exploitation! Et à part cela des optimisations sont nécessaires ainsi qu'une optique moderne et individuelle nous manquent comme les possibilités du nouveau MacOS. Le Milan II devait apparaître, par exemple, avec de prétendues nouvelles icônes qui avaient été reprises depuis sur le système Amiga. Ainsi quelque chose ne contribue sûrement pas à donner une note propre à la plate-forme Atari aussi optiquement [NDT: ???]. [NDC: Le sens est peut-être: Il manque au système Atari une personnalité plus prononcée, comme c'est le cas sur MacOS, ce n'est pas en reprenant les icônes de l'Amiga dans le système du Milan que la personnalité du TOS se renforcera.]

ATOS: Un pack logiciel équipera t-il l'ordinateur ? Si oui, lesquels ?

UG: L'ordinateur sera certainement équipé d'un pack de divers logiciel. Le contenu exact sera annoncé ultérieurement.

ATOS: Y a t-il des projets de logiciels internes ?

UG: Je voudrais rien dire de plus en ce moment car il y a rien de concret. Cependant il y aura certainement des programmes vendus directement pour le nouvel ordinateur et qui profiteront de la puissance du CPU.

ATOS: Les projets de logiciel extérieurs sont-ils soutenus ? Si oui de quelle manière ?

UG: Nous espérons avant tout pouvoir prendre de l'influence dans ce domaine, pour que dans le futur un navigateur Internet et un nouveau sequenceur MIDI soient à la disposition du monde TOS. Pour l'avenir, des développeurs extérieurs ont divers projets qui nécessitent des matériels modernes, nous les soutenons grâce l'opportunité de la mise à disposition d'un nouvel ordinateur équipé du ColdFire.

ATOS: Quel système de développement moderne doit être mise à la disposition du Pegasus pour que de nouveaux pilotes soient programmés etc... ?

UG: La décision à ce sujet dépend de la rencontre avec les développeurs [NDT: ???]. Naturellement nous annoncerons les renseignements relatifs dans une rubrique spéciale développeur sur http://www.xtos.de/.

ATOS: Est-il prévu l'execution des programmes en natif sur le ColdFire ?

UG: Naturellement! c'est la base de notre projet. Sinon notre travail aurait peu de sens, car les utilisateurs d'un émulateur (MagiC PC, MagiC Mac) seraient alors privilégiés. En outre, le ColdFire execute le code 68K.

ATOS: Avec quel compilateur, le code du ColdFire peut-il être produit ?

UG: En tout cas avec un compilateur usuel qui a déjà servi jusqu'à présent sur Atari.

ATOS: Qu'en est-il de la compatibilité ? Vieux logiciels et programmes soignés s'exécuteront-il ? ST-Low ? ST-High ?

UG: A ce sujet, je ne peux faire à l'heure actuelle aucune déclaration définitive. Cependant ce n'est pas notre but que les vieux programmes poussiéreux du ST des années 80 puissent s'executer sur le ColdFire. Sur les autres systèmes d'exploitation, il est habituel que les programmes soient modernisés et adaptés à de nouvelles données techniques. Le logiciel s'adresse au matériel et non le contraire. Notre but ainsi que celui des développeurs devrait être de développer des adaptations modernes ou de nouveaux programmes compétitifs. Le logiciel n'aura plus à craindre la comparaison avec d'autres plates-formes.

ATOS: Quel marché est envisagé ?

UG: Avant tout, les fidèles fans d'Atari ainsi que ceux qui ont changé de plate-forme à cause du manque de puissance d'un ordinateur TOS. Si la nouvelle machine s'impose sur une plus grande base et atteint les révoltés du DOS, nous saluerons naturellement beaucoup cela.

ATOS: Quel prix envisagez-vous pour l'ordinateur complet ?

UG: Malheureusement, encore aucun prix concret ne peut-être fixé à ce jour, puisque celui-ci dépendra de l'équipement, et celui-ci n'est pas encore fixé. Nous partons dans l'optique d'une machine toute équipée au prix d'un PC normal standard.

ATOS: Les utilisateurs non Atari sont-ils envisagés ?

UG: Jusqu'ici ne n'y pensons pas encore. Cela peut le devenir si la première série stabilise le marché TOS, s'il y a de nouveaux développements adaptés à l'ordinateur et qu'une logithèque est disponible.

ATOS: Combien d'exemplaires seront produits ?

UG: Pour la première serie, nous voulons faire entre 500 et 1000 machines. Le nombre exact dépend de divers facteurs et également des réservations concrètes de la part des utilisateurs.

ATOS: Où les ordinateurs seront-ils construits ?

UG: En tout cas dans un pays Européen. Le choix dépendra des conditions et de la qualité de travail de l'entreprise de production.

ATOS: Comment la distribution sera elle organisée ?

UG: Ce sera décidé pendant la réunion distributeurs déjà mentionnée, qui aura bientôt lieu.

ATOS: Y a t-il déjà des partenaires de distribution ?

UG: Nous avons reçu de nombreuses demandes, mais les choix ne sont pas encore arrêtés. Il y aura aussi certainement une distribution par Internet.

ATOS: Quel service aura le client après l'achat (support technique, commerçant sur place, etc...) ?

UG: En tout cas un support technique via Internet. Egalement possible sur place, cela dépend comment la distribution sera organisée.

ATOS: Quelle adresse de contact est mise à disposition des utilisateurs qui veulent s'informer ou ont des questions plus générales ?

UG: Jusqu'ici, j'ai fait de mon mieux pour répondre à toutes les questions. Ce n'était pas possible dans certains cas isolés. Donc dans l'avenir, il y aura un lien pour les utilisateurs placé sur la page d'acceuil du xTOS. Dès que la fabrication de la carte mère se mettra en marche, nous annoncerons une adresse e-mail correspondante.

ATOS: Quand le site web sera t-il plus complet, avec toutes les infos nécessaires, la liste des distributeurs etc... ?

UG: Le site web est progressivement développé et aura un aspect plus professionnel. Cela prendra un peu de temps. La mise à jour contiendra les détails généraux, plus tard il y aura un forum et des infos techniques. Les développeurs pourront y trouver tout ce qu'ils recherchent.

ATOS: Si succès, y aura-t-il un projet de successeur ?

UG: Il est certainement trop tôt pour spéculer maintenant sur un successeur. Il y a certainement des possibilités d'avenir, mais nous ne voudrions pas nous occuper inutilement de spéculations. Nous préférons commencer pas couvrir le besoin actuel. Il est aisé de comprendre que l'avenir sera ouvert à l'utilisation des successeurs du ColdFire 4e de Motorola, à savoir les Motorola Core 5 à 7 pour de futures versions d'ordinateur ou des mises à jour de la carte mère.

ATOS: Nous vous souhaitons encore beaucoup de succès!

UG: Merci bien. Nous espérons bien en profiter.

Benjamin Kirchheim